Quelle reconnaissance revendiquée ?

Quelle reconnaissance revendiquée ?

La reconnaissance est revendication

Pourquoi la reconnaissance est une revendication ?

Le besoin de reconnaissance porte une revendication : confirmez-moi ce que je suis ou ce que je voudrais être !

Reconnu, le collaborateur sera d’autant plus engagé et motivé à relever de nouveaux défis. En management, reconnaître ses collaborateurs commence par les connaître.

  • Professionnellement : leurs forces, leurs compétences, leurs aptitudes, les sujets qu’ils aiment traiter et ceux qu’ils n’aiment pas…
  • Personnellement : leurs valeurs, leurs motivations, ce qui compte pour eux, ce qu’ils aiment faire en dehors du travail…

C’est aussi les valoriser lorsqu’ils sortent de leur zone de confort. Bien sûr les remercier pour ce qu’ils réalisent ou ce qu’ils apportent à l’équipe. Même si cela à l’air simple, bon nombre de managers avouent, en tête à tête, que ce n’est pas leur point fort.

D’un point de vue physiologique, la reconnaissance est un facteur de production de sérotonine. En effet, il s’agit du neurotransmetteur de l’égo. La production de sérotonine intervient chaque fois que l’on se sent reconnu dans ce que l’on revendique. Ainsi, le manque de sérotonine peut-être associé à certaines formes de dépression.

Nous ne sommes pas égaux !

Certains disent qu’ils avancent sans aucun besoin de reconnaissance. Jusqu’où est-ce vrai ? Pour d’autres au contraire, le besoin de reconnaissance agit comme une drogue : il en faut toujours plus pour nourrir un profond manque d’estime de soi (cf développer la confiance en soi).

Un piège, car cela conduit à satisfaire l’autre, généralement son manager mais aussi son entourage personnel, pour obtenir absolument cette reconnaissance. Ainsi, cette quête fait perdre son libre arbitre et sa liberté de pensée en renforçant le rapport de soumission et de dépendance.

Comment décrypter ce qui peut arriver et retrouver de la marge de manœuvre ?

Lorsque mes actions et comportements ont pour principal objectif la reconnaissance, je soumets mon besoin (de sérotonine) aux retours qui me seront faits.

Le risque est alors de confondre ce que je fais et ce que je suis.

Si mon action est approuvée alors je reçois ma dose et je me sens mieux mais sitôt que le feedback porte sur une amélioration je me sens alors nul.le et incapable. Ces oscillations risquent d’impacter mon humeur, mon moral, mon estime de moi, et même mon audace car il faut alors éviter de prendre des risques.

Pour peu que mon interlocuteur, disons mon manager (mais cela fonctionne aussi avec son conjoint voire ses parents) soit davantage enclin au feedback négatif qu’au feedback positif, j’augmente le risque de frustration sérotoninergique.

Plus je suis en quête de positif, plus je reçois du négatif. Il y a de quoi déprimer !

De plus, prouver et être reconnu dans les yeux de l’autre me fait dépenser une énergie démesurée. Interdiction de refuser quoi qu’il m’en coûte ! Je me plie en quatre quitte à me mettre en surchauffe. La peur de déplaire et de décevoir jouent à leur maximum.

Plutôt que l’attendre des autres, la reconnaissance devrait être un travail personnel de connaissance de soi. Je dois me faire une intime conviction de mes forces et prendre du recul sur mes mécanismes de recherche de sérotonine. (cf. la légitimité c’est la crédibilité professionnelle) La question que je peux me poser : pourquoi la reconnaissance de cette revendication de moi-même est-elle indispensable aujourd’hui ?

Crédit Photo : 5933179 sur Pixabay 

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