Les émotions c’est la vie !

Les émotions c’est la vie !

utiliser ses émotions au service de son management

En ce jour international emoji, j’ai pensé intéressant de vous parler des émotions.

Tout d’abord l’origine latine movere veut dire bouger. Les émotions sont la vie et sans vie pas d’émotions, sans émotion pas de vie.

Les émotions sont la vie et sans vie pas d’émotions, sans émotion pas de vie

Même si je vois les choses évoluer positivement (notamment depuis la sortie du film d’animation vice-versa) avec un intérêt porté aux émotions dès le plus jeune âge, certains pensent peut-être encore ne pas avoir d’émotions, d’être froid, illisible. J’ai accompagné plusieurs managers qui avaient cette difficulté à vivre et partager leurs émotions. Pourtant indispensable au leadership, les émotions font encore un peu peur en entreprises. Quand on s’y intéresse d’un peu plus près on comprend que nos émotions guident tous nos comportements.

Dans Neuroleadership de James Teboul et Philippe Damier les émotions sont décrites comme « des programmes d’action, rapides et involontaires qui signalent nos intentions et nous préparent à des actions importantes pour la survie. Elles s’expriment selon un éventail d’expressions faciales ou posturales, un certain langage du corps et des changements de notre milieu interne qui permettent de communiquer un message important. » Un peu plus loin, il précise que « chaque émotion a évolué en vue de prendre en charge un problème particulier : éviter le danger et la douleur, rechercher des récompenses, appartenir à un groupe ou encore s’ancrer au moment présent et en profiter ».

Les 6 émotions décrites par Paul Eckmann (peur, colère, joie, tristesse, dégoût, surprise) ouvrent déjà de nombreuses perspectives pour comprendre ce qui nous arrive et aussi décoder ce qui se passe chez les autres. En lancement de coaching j’ai parfois la demande d’aider à « gérer les émotions… vous comprenez on lit en moi comme dans un livre ouvert ». La seule réponse possible est qu’on ne gère pas ses émotions, on fait avec.

Chez moi ou chez les autres il convient de commencer par accueillir l’émotion. La nommer aide à cela surtout si on gradue au bon niveau d’intensité « tu sembles furieux plutôt que t’as pas l’air content ». Ainsi nommée, l’émotion permet de reprendre du contrôle sur la situation. La seconde étape consiste à reconsidérer les représentations qui la sous-tende pour envisager de nouvelles pistes d’action. C’est ce que l’on appelle le recadrage ou la restructuration cognitive en thérapie comportementale. Elle prend en compte également le rôle du souvenir dans la gestion de l’émotion. En coaching, faire le lien entre l’émotion et la représentation permettent de mieux comprendre le comportement mis en place de manière automatique puis il s’agit d’imaginer d’autres voies possibles. Des comportements alternatifs plus appropriés dans certaines situations.

Dans la communication aujourd’hui, que ce soit le mail, le sms ou même le post Facebook on voit les emoji prendre une place de plus en plus importante et c’est une aide car cela limite les malentendus, permet de faire passer des messages en douceur et aussi repérer l’état d’esprit de l’autre quand il a écrit son message. Cela oblige donc à se poser la question de son état émotionnel ce qui est utile pour s’en désolidariser, prendre du recul et la juste distance pour bien agir.

Bonnes vacances ;-)).

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